Contact
27, 28, 29 Septembre
close
Rechercher des événements près de chez moi ...

Ou


Quand


Réduire vos résultats


Filter by Activity Types, Categories & Keywords
Imprimer

Programmation culturelle autochtone avec Dominga Robinson

Tags: Trucs et astuces

Le 26 juin, la Fête de la culture a organisé la webinaire Programmation culturelle autochtone en collaboration avec la conseillère en relations publiques chez SaskCulture, Dominga Robinson.

Dominga a abordé l’historique, le contexte et la façon de nouer des partenariats durables avec les membres des collectivités autochtones et d’établir des programmes culturels pertinents. Elle a présenté les avantages de faire participer les Autochtones à la programmation culturelle et a expliqué quelques appels à l’action énoncés par la Commission de vérité et réconciliation. Elle s’est également penchée sur d’autres sujets tels que l’appropriation culturelle, la terminologie à privilégier et les déclarations de reconnaissance des territoires visés par des traités. La conférence reposait sur son expérience en tant que conseillère en relations publiques chez SaskCulture et membre de la Première Nation Pheasant Rump Nakota.

Nous vous recommandons fortement de regarder la vidéo pour prendre connaissance des nombreux enjeux importants que Dominga a abordés durant la conférence. Toutefois, nous vous présentons ci‑dessous le résumé de certains points importants. 

1. FAMILIARISEZ-VOUS AVEC LES APPELS À L’ACTION DÉFINIS PAR LA COMMISSION DE VÉRITÉ ET RÉCONCILIATION DU CANADA

La Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) a été créée dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens. Son mandat consiste à informer tous les Canadiens sur ce qui s’est passé dans les pensionnats indiens. La Commission a recueilli les témoignages des survivants, de leur famille, de leur collectivité et de toute personne touchée par le système des pensionnats. La Commission espère orienter et inspirer tous les Canadiens et les Autochtones afin de jeter les bases d’une réconciliation et d’une nouvelle relation reposant sur la compréhension mutuelle et le respect. La Commission a publié 94 « appels à l’action » qui exhortent tous les ordres de gouvernement (fédéral, provincial, territorial et autochtone) à unir leurs forces pour modifier les politiques et les programmes de manière concertée afin de réparer les dommages causés par les pensionnats et de progresser vers une réconciliation.

Étant donné qu’un certain nombre d’appels à l’action sont axés sur la réconciliation culturelle, Dominga encourage tous les professionnels des arts et de la culture à prendre connaissance du rapport et à l’intégrer dans leur vie professionnelle et personnelle.  

Ressources :


2. INFORMEZ-VOUS AU SUJET DES TRIBUS, DES CLANS ET DES NATIONS HABITANT DANS VOTRE RÉGION

Prenez le temps de découvrir les groupes autochtones qui habitent sur les terres tribales visées par des traités dans votre région. Il est important de reconnaître que chaque tribu et chaque collectivité possèdent ses propres pratiques culturelles et traditionnelles : la culture panautochtone n’existe pas. Si vous avez l’intention de consulter un aîné, renseignez-vous sur ses traditions avant de le rencontrer. Par exemple, si vous demandez de l’aide à un aîné ou à un gardien du savoir, il est généralement recommandé d’offrir du tabac.

Dominga précise qu’il est tout aussi important de reconnaître la terre de façon authentique dans le cadre des événements, des programmes ou d’autres rassemblements. N’oubliez pas de rendre hommage à l’entente qui confère aux non-Autochtones et aux Autochtones le droit de résider sur des terres particulières.

3. UTILISEZ LA TERMINOLOGIE APPROPRIÉE ET ÉVITEZ LA TERMINOLOGIE INAPPROPRIÉE

Utilisez le nom précis des affiliations tribales, surtout lorsque vous nouez des liens. Il existe des différences entre les Premières Nations, les Métis et les Inuits, et il est important d’en tenir compte. S’il y a lieu, les groupes autochtones préfèrent que vous utilisiez le nom précis de leur affiliation tribale (par exemple, Cri, Saulteaux, Mohawk). Si vous avez des doutes concernant certaines affiliations tribales, employez le terme « autochtone », qui est désormais le terme largement reconnu et qui englobe les Premières Nations, les Métis et les Inuits. En cas de doute, demandez respectueusement aux gens la terminologie à privilégier; ils vous répondront volontiers. Dominga a également dressé la liste des phrases et des termes offensants qui demeurent très répandus dans les conversations. Évitez-les.

4. ENTRETENEZ VOS RELATIONS AVEC RESPECT ET AVEC SOIN

Afin de nouer une relation, il est essentiel d’instaurer un certain niveau de confiance, et cela prend du temps. Soyez patient et sensible. Privilégiez les rencontres en personne avec les membres des collectivités autochtones, plutôt que les échanges par téléphone ou par courriel. Informez-vous à l’avance, apportez le plus de renseignements possible, mais n’ayez pas peur de poser des questions. Dominga souligne que de nombreuses collectivités autochtones font face à la pauvreté et à des problèmes de santé importants. Elles sont disposées à nouer des relations avec des collectivités non autochtones. Toutefois, elles accordent la priorité aux besoins plus urgents de leur population. Soyez patient, prenez en considération ces problèmes et prenez le temps de bâtir la relation.

5. FAITES PARTICIPER LES AUTOCHTONES À LA PROGRAMMATION CULTURELLE AUTOCHTONE

Si vous êtes une personne ou un organisme non autochtone qui élabore des programmes culturels autochtones, vous devez toujours consulter un membre de la collectivité autochtone en question et demander respectueusement l’aide de la population locale. L’opinion des Autochtones DOIT ÊTRE prise en considération, affirme Dominga. Il est très facile de formuler des hypothèses au sujet des pratiques culturelles et traditionnelles des Autochtones, ce qui mène souvent à des gestes purement symboliques et à des cas d’appropriation culturelle. Dominga souligne que la plupart des Autochtones sont très ouverts et disposés à donner des renseignements et à collaborer de façon positive. En somme, elle recommande de faire ce qui suit : demander, écouter et faire preuve de souplesse.

6. AMUSEZ-VOUS

Il peut être intimidant pour une personne non autochtone d’entrer en relation avec les collectivités autochtones et de découvrir leurs traditions culturelles. Dominga recommande aux personnes qui élaborent des programmes culturels autochtones à aborder le projet avec respect, confiance et ouverture d’esprit. Établir un dialogue avec une collectivité autochtone n’est pas du tout un geste offensant. Au contraire, le dialogue permet de créer ensemble, tout en s’amusant.